Le niveau élevé de la dette publique belge, qui s’est considérablement alourdie dans le sillage de la crise économique et financière, constitue-t-il un motif de préoccupation ? Ou n’y a-t-il pas lieu de s’en inquiéter, eu égard à la faiblesse actuelle des taux d’intérêt ?

En effet, les taux d’intérêt des dettes des administrations publiques de la plupart des pays européens sont pour l’heure exceptionnellement bas. Les autorités belges bénéficient, elles aussi, de conditions de financement extrêmement favorables, qui ont enrayé l’effet boule de neige des charges d’intérêts.

Les gestionnaires de la dette publique belge ont profité de l’environnement de taux bas pour en allonger la durée. Si cette stratégie entraîne des coûts à court terme, elle présente aussi indéniablement des avantages dans l’éventualité où les taux d’intérêt du marché viendraient à remonter dans les années à venir.

Les orateurs

  • Luc Van Meensel et Hervé Godefroid travaillent au sein du groupe Finances publiques du département des Études de la Banque nationale de Belgique.
  • Jean Deboutte est directeur « Strategy, Risk Management & Investor Relations » à l’Agence fédérale de la dette.